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Les Atlas de paysages, un outil développé par le Ministère de l'écologie 

Ce sont des documents de connaissance partagée qui permettent de traduire sur le territoire le terme de paysage défini par la Convention européenne du paysage : partie de territoire telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l’action de facteurs naturels et/ou humains et de leurs interrelations. (...)
Ils sont élaborés (...) sous la conduite de comités de pilotage composés des autorités publiques, des organismes professionnels et des ONG concernés. (...) Ils recomposent les informations sur les formes du territoire, les perceptions et représentations sociales ainsi que les dynamiques pour constituer un « état des lieux » des paysages approprié par tous les acteurs du paysage. Ils sont actualisés tous les 10 ans. Sources.


Des enseignements à méditer

Une lecture rapide de la carte (pages 10 et 11 du PDF) et des conclusions font apparaître les points à surveiller de près et définit comme les enjeux prioritaires suivant :

-> Limiter la fermeture des paysages ;

-> Préserver les terroirs présentant une qualité paysagère notable ;

-> Revaloriser les centres anciens des villages.


Une lecture plus fine de la carte pour le "val de Thorame" indique qu'il faut :

-> gérer et assurer la pertinence paysagère des extensions (topographie, identité des terroirs, matériaux, volumes, couleurs, …), en affirmant une limite nette à l'urbanisation, promouvoir les savoir-faire architecturaux ;

-> conserver et valoriser les terroirs présentant une qualité paysagère notable, en  maintenant l’activité agricole, en préservant et en entretenant les structures de haies et ripisylves, en maintenant et entretenant les terrasses, en équilibrant secteurs sous-pâturés et sur-pâturés, en sensibilisant les éleveurs, en évitant la plantation de conifères au sein des espaces agricoles


Pour les villages :

-> Valoriser les centres-bourgs : Promouvoir les savoir-faire architecturaux, requalifier les espaces publics, promouvoir des études d’urbanisme, architecture et paysage urbain.

-> Contrôler la dispersion et la qualité des bâtiments agricoles : améliorer l’intégration et la qualité des bâtiments agricoles dans le paysage, limiter et étudier l’implantation dans les espaces ouverts.

 

A l'extérieur des villages, pour la route D 908 (route de la Colle-St-Michel) et la D 52 (en arrivant sur Thorame après le Pont Clot) : Préserver la qualité des perspectives visuelles : entretien des abords des routes et des points de vue, aménagements de lieux d’arrêt sur le bord de route tout en portant attention à l’impact qu’ils peuvent générer.


Pour le lac des Sagnes spécifiquement : améliorer la perception du plan d’eau, promouvoir l’aménagement paysager. Il est vrai qu’on se demande ce que fait cette construction jamais achevée au bord de la route.


Ces conclusions sur les enjeux paysagers peuvent nous inspirer des réflexions et des pistes de mise en valeur des lieux et espaces, mais surtout elles justifient l'attention majeure que doivent porter les décideurs sur le patrimoine naturel et architectural dans une logique de préservation de notre cadre de vie, autant que de développement (développement durable si l'on veut parler le langage politiquement correct).

Consultez ici le document concerant Thorame et les villages voisins (Allons, Argens, Lambruisse) formant un même ensemble paysager.